"Une maison propre", c'est l'histoire de Mathilda, une jeune comédienne brésilienne à la recherche de la blague parfaite. En attendant d'accomplir son rêve, elle fait le ménage chez un couple de médecins, Lane et Charles, qui malgré un succès professionnel, voient leur amour partir à la dérive. La soeur de Lane, une femme sans emploi et complètement folle du ménage, aide Mathilda dans ses démarches ménagères et artistiques.
Les personnages sont non seulement attachants, mais aussi formidablement mis en vie par une distribution remarquable. Émilie Bibeau, dans le rôle de Mathilda, est impressionnante avec son accent brésilien constant, quoiqu'un peu stéréotypé. Monique Spaziani, dans la peau de Lane, réussit à nous émouvoir à travers l'absurdité de la pièce. Enfin, on ne peut passer à côté de la prestation d'Hélène Mercier, dans le rôle de la soeur de Lane. Le public reste pendu à ses lèvres et attend sa prochaine ligne. Sa gestuelle est remarquable et hilarante. Bref, "Une maison propre" est une oeuvre actuelle, drôle et émouvante sur l'accomplissement de soi et l'amour.

Pour la première fois, la Tohu nous présente une troupe australienne, C!RCA, l’une des plus importantes compagnies de cirque contemporain. Audacieuse, innovatrice et sensible, l’approche qu’adopte la compagnie atteint un public non-conventionnel et surtout, plus âgé. Mêlant le cirque, la danse contemporaine et les arts martiaux, « By the light of stars that are no longer… » est une œuvre qui repousse les limites du corps humain. Les acrobaties sont uniques et fort complexes. Par exemple, le « lancer de la fille », aujourd’hui presque disparu, impressionne et fait réagir le public, au bout de son siège. La modernité du spectacle est aussi établie à travers la trame sonore, parfois violente, parfois angélique. De plus, l’éclairage, véritable jeu d’ombre et de lumière, oblige le spectateur à se concentrer, à vivre cette expérience désarmante et à se laisser transporter par cette vague d’émotions. C!RCA est composée d’artistes multidisciplinaires, engagés et prêts à tout pour explorer les possibilités acrobatiques. Un seul bémol au spectacle : quelques longueurs, dont le numéro de trapèze, répétitif quoique fort admirable, et les interprétations de danse théâtrale, difficiles à cerner. Toutefois, espérons que la Tohu accueillera de nouveau C!RCA, le nouveau souffle du cirque contemporain.










